Walden, Henry David THOREAU

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GODET François
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Walden, Henry David THOREAU

Message par GODET François » mercredi 24 janv. 2018 14:02:31

En 1845 l’écrivain philosophe américain a décidé d’aller vivre dans les bois en se construisant une maison sur les berges de l’étang de Walden. Il a vécu seul pendant deux ans de labeur et d’étude.

Cet homme de sagesse est remarquable par son authenticité. Il veut démontrer par ce livre le sens d’une vie, la sienne en particulier, éloignée de toute superficialité. On sent à travers cet ouvrage le désir de vérité profonde qu’il recherche en voulant à tout prix rester à l’essentiel.
Je suis parti vivre dans les bois parce que je voulais vivre en toute intentionnalité ; me confronter aux données essentielles de la vie, et voir si je ne pouvais apprendre ce qu’elles avaient à m’enseigner, plutôt que de constater, au moment de mourir, que je n’avais point vécu.
Il a pris le temps de comprendre le sens de l’écriture.
Un mot écrit est la plus noble des reliques. C’est une chose à la fois intime à chacun et plus universelle à tous que n’importe quelle œuvre d’art.
Il faut écouter l’expression de sa sagesse quand l’écrivain américain parle de celle des Anciens.
Les livres — les plus anciens, les meilleurs — se tiennent bien droits, en leur juste et bonne place, sur les étagères de toutes les chaumières. Ils n’ont aucune cause personnelle à plaider, et alors même qu’ils éclairent et nourrissent le lecteur, son bon sens ne saurait les rejeter... Dans toute société, les auteurs forment une aristocratie naturelle et irrépressible, et ils exercent une influence sur l’humanité plus grande que les rois et empereurs.


Thoreau explique que c’est une fois qu’on a perdu le monde que nous commençons à nous trouver nous-mêmes et que nous saisissons l’étendue infinie des relations que nous avons avec celui-ci.

L’écrivain philosophe considère que si l’on avance en toute confiance en marchant vers ses rêves, si l’on s’efforce de vivre la vie que l’on s’est imaginée, l’on sera couronné d’un
succès d’ordinaire fort inattendu.

Selon son ami Ralph Waldo Emerson, philosophe de son état, Thoreau était la sincérité incarnée.
Il était facile de voir comment l’irrépressible exigence d’absolue qu’il avait à l’égard de chacun menait à cette austérité qui rendit cet ermite volontaire plus solitaire qu’il ne le souhaitait lui-même.
« Thoreau le terrible » comme le surnommaient ses admirateurs était effectivement d’une franchise parfois dangereuse.

Je considère nécessaire de lire cet auteur qui fait partie des classiques de la littérature. Sa lecture empreinte de sincérité est nourrissante. Elle est un appel à la vérité. Un beau chantier en perspective !
François GODET

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