Peut-on facturer une prestation d’écrivain public à la page ?

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LAUNAY Pierre-Gilles
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Peut-on facturer une prestation d’écrivain public à la page ?

Message par LAUNAY Pierre-Gilles » jeudi 13 avr. 2017 15:03:13

Cet écrivain de talent avait écrit un premier livre, admirablement troussé, qui réussit à se classer durant plusieurs semaines à la première place dans la catégorie Essais sociologique d’Amazon. Il me contactait donc pour obtenir un devis sur son nouvel ouvrage, un superbe roman encore mieux écrit que le premier livre. Je le lui envoyais, et je reçus cette question peu après.

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J’ai pu constater avec plaisir la forte valeur qualitative que vous aviez ajoutée à mon premier ouvrage. Elle est clairement présente, et elle ne se discute pas.
Je ne comprends cependant pas comment en passant d’un essai de 220 pages A4 à un roman de 176 pages A4, j’en arrive aujourd’hui à un montant total supérieur pour cette nouvelle prestation.
Voici ma réponse.
Le nombre de pages, ni d’ailleurs le nombre de signes n’a de la valeur. Votre ouvrage compte même en fait environ 10 % de signes en plus que le précédent bien qu’il utilise 20 % de pages en moins, mais il coute 1 % moins cher.
Le message de mon auteur met en lumière une erreur souvent commise par les clients. Ils croient qu’il suffit au professionnel de l’écriture de décider d’un prix unitaire au document, à la page, au feuillet, au mot, ou au nombre de caractères, puis de multiplier par le nombre d’unités correspondantes.

L’erreur des mauvaises facturations

Ces procédés-là sont de la foutaise, et ils montrent seulement l’absence de professionnalisme de certains prestataires, fort nombreux, et souvent à bas cout, qui proposent cela. C’est un peu comme si le médecin facturait sa consultation selon la taille du patient : bien que plus petit, un enfant chétif et maladif sera bien plus difficile à soigner et à expertiser qu’un sportif de grande taille enrhumé.

Les principes d’une bonne facturation

Il suffit de revenir à la base véritable de nos prestations : il s’agit en fin de compte uniquement de facturer un temps de travail.

C’est uniquement le cout horaire, variable selon la qualité du prestataire et les lois du marché, qui devrait donc selon moi guider le client dans son choix.

Il y a alors deux possibilités :
— Facturer à mesure de l’avancement des travaux. Cette première solution trouve tout son intérêt dans le travail en face-à-face où le client peut constater de lui-même la durée, par exemple quand il s’agit d’un cours sur la calligraphie, de l’écriture d’une biographie, ou encore de l’explication des règles du bien parler français.
— Estimer le temps et ne plus changer le prix. L’estimation est facile à réaliser : il suffit de chronométrer le temps de travail sur une fraction du document puis d’extrapoler à l’ensemble du document. Cette deuxième solution convient mieux dans le cas d’une prestation d’expertise comme l’est la correction-relecture, l’étude de communication, la publicité, ou encore la PAO.

Et vous qu’en pensez-vous ?
Le Corrigeur : correcteur-relecteur et technicien PAO.
Mais je vous le demande, peut-on réellement imaginer une police sans sérif (Le Corrigeur, 2012).

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