Le fossé numérique à l’envers

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GODET François
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Le fossé numérique à l’envers

Message par GODET François » dimanche 16 déc. 2018 20:08:32

Dans le dernier « Courrier international » — hebdomadaire qui propose un recul sur l’actualité avec les émotions en moins —, j’ai relevé un article que je souhaitais partager avec vous parce qu’il peut aider à réfléchir sur notre métier.

Parmi tous les articles des correspondants étrangers, il s’agit de celui du « New York Times » signé par Neillie Bowles. Il fait écho à la fameuse fracture numérique à laquelle notre métier est confronté.

Cela commence par une tentative de 150 parents d’Overland Park qui se réunissent le soir afin d’essayer de faire décrocher leurs enfants des écrans. Le but étant bien sûr de résoudre les problèmes de concentration et de comportement qui sont imputés à l’informatique. Celle-ci entraine en effet un comportement addictif.

Le psychologue Richard Freed considère même que les écoles fréquentées par des enfants de milieux défavorisés sont trop tributaires de ces outils informatiques. Et pendant ce temps-là, ceux de l’élite de la Silicon Valley reviennent aux jouets en bois et au luxe des relations humaines. D’ailleurs, les écoles maternelles à l’ancienne proposent un apprentissage par le jeu et sont en vogue dans les quartiers huppés.

Une étude de Common Sense Media qui surveille l’exposition aux réseaux sociaux note que les jeunes des familles modestes passent en moyenne huit heures par jour devant leurs écrans, et ceux des milieux plus aisés cinq heures et quarante-deux minutes. Les enfants blancs sont moins exposés aux écrans que les enfants africains-américains et latinos.

En France c’est le contraire : cet éloignement du numérique touche plutôt les familles modestes. Et pour nous écrivains sociaux cela pose un problème de communication. Celui-ci vient s’ajouter à la question de l’illettrisme ainsi que l’analphabétisation.

Je lance une sorte de réflexion et je viens apporter ma modeste contribution à un débat qui n’en a pas fini de nous occuper. Donc l’écrivain public continuera de rester « Un vieux métier d’avenir » comme l’affirme Geneviève MADOU dans un ouvrage qui fait date.

C’est donc une bonne nouvelle ! (bow)
François GODET

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