LA PSEUDO SOLITUDE DE L'ECRIVANT

Un écrivain public, c’est aussi un homme ou une femme. Certaines situations contiennent tous les ingrédients pour exacerber l’éventail complet de nos passions. Venez crier ici vos joies et vos désespoirs.
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GODET François
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LA PSEUDO SOLITUDE DE L'ECRIVANT

Message par GODET François » dimanche 20 sept. 2020 17:05:04

Face à son cahier ou son ordinateur, armé d'un stylo ou maniant la souris tel un petit félin qui cherche à apprivoiser sa proie, voilà le destin de notre rédacteur. Il l'exerce le plus souvent confronté à lui-même et sous l'emprise de l'inspiration. Mais est-il vraiment seul ? Physiquement c'est indéniable, mais en réalité il est entouré d'idées, de personnages avec lesquels il cohabite et qui l'invitent à construire son écrit.
Notre écrivain n'est en réalité pas seul parce qu'il écrit pour autrui, pour communiquer avec le monde, un monde peuplé d'êtres de chair avec qui il participe à l'évolution de notre Humanité.
En effet, comme vous l'avez sans doute remarqué : notre société se caractérise par un combat d'opinion. Ces idées qui flottent dans l'air, les cœurs et les cerveaux - oui tout ça à la fois -, luttent entre elles et à la fin c'est l'idée la plus crédible ou la plus influente qui l'emporte.
Donc lorsque qu'une personne écrit, elle n'est jamais en solitude. Elle cohabite. Elle est en harmonie avec les personnes qui vont la lire dans le meilleur des cas. Sinon elle les pousse à réfléchir.
C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de lire énormément. Pour relativiser ce que l'on pense, pour améliorer sa prose ... Et pour participer à la communauté des idées et l'évolution de chacun.
Quand on publie un texte, on n'est donc jamais seul, mais entouré de participants à notre écriture.
Oui je pense qu'écrire c'est comprendre que si chacun vit une vie qui lui est propre, il peut néanmoins partager son expérience dans laquelle toute personne peut soit se reconnaitre, soit se comparer. Et en cela appartenir à la société humaine. Il fallait que ce soit dit. En toute simplicité, mais aussi en toute transparence.
François GODET

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