Et la lumière fut, de Jacques LUSSEYRAN

Une envie, ça ne se décrète pas. Parlez-nous ici des livres, des films, et des auteurs que vous avez aimés.
Répondre
       
Avatar du membre
GODET François
Messages : 223
Inscription : mercredi 5 oct. 2011 19:07:32
Emploi : Écrivain public membre du GREC, le GRoupement des Écrivains-Conseils®
⌨ : Récit de vie et biographie
⌨ : Correspondance
Région : Ile-de-France
Agglomération : Paris
Téléphone : 33+ 6 30 90 44 02

Et la lumière fut, de Jacques LUSSEYRAN

Message par GODET François » lundi 19 mars 2018 12:12:35

Voici une belle autobiographie que l’auteur a écrite pendant sa jeunesse militante. Nous sommes en 1940 et, au moment où la France capitule sous le poids de l’envahisseur nazi, il décide de rejoindre le mouvement de résistance Défense de la France.

La particularité de ce jeune homme est qu’il est aveugle. Mais il a su développer d’exceptionnelles qualités intellectuelles et de courage pour les mettre au service de son pays qu’il chérit par dessus tout.

Celui vaudra de gouter aux délices de Buchenwald. C’est d’ailleurs là que son roman trouve sa quintessence. En effet, dans l’enfer concentrationnaire il va rencontrer certaines expériences qui vont paradoxalement le conforter dans sa foi en Dieu et en la vie.
C’était cela qu’il fallait vivre au camp : participer. Ne pas vivre pour son compte seulement. Cette privauté-là n’a rien à faire en déportation. S’étendre au-delà. Toucher quelque chose qui vous dépasse. N’importe comment : par la prière si on sait prier, par la chaleur d’un autre homme qui se communique à la vôtre que vous lui donnez, ou tout simplement en cessant d’être avide.
Jacques LUSSEYRAN se découvre même certaines qualités.
Pourquoi la joie ne m’était jamais complètement retirée à moi, je suis incapable de le dire. C’était un fait : elle me tenait bien. Je la trouvais même m’attendant à des carrefours incroyables : au fond de la peur par exemple. Et la peur s’en allait de moi, comme le pus d’un abcès qu’on crève.
Notre héros tiendra — résistera — pendant une quinzaine de mois avant la libération par les Américains. L’un de ses amis résistants est venu le chercher en voiture de Défense de la France, un mouvement qui n’est plus secret. DF est devenu en effet France-Soir.
François GODET

Répondre

Retourner vers « Coups de cœur littéraires »